6,5 heures pour 15,3 kilomètres

Qui connaît le parcours de Stalden à la Moosalp fait un autre calcul. 15,3 kilomètres, quelque 1’200 mètres de dénivelé. À bon pas, on est en haut en un peu plus de quatre heures.

IED-Team vor dem Start des Bärgüf-Events 2026 in Stalden, elf Personen vor einer Trockensteinmauer

L’équipe d’IED en a mis six et demie.

Pas à cause de la montagne. À cause des virages.

Ce qui se tient dans les virages

Dans le Haut-Valais, l’événement Bärgüf a pour devise « Gemeinsam gegen Krebs » — ensemble contre le cancer. Ce n’est pas une course. Pas de chronométrage, pas de classement. Mais 16 virages en épingle entre Stalden et la Moosalp, et dans presque chacun se tient quelqu’un.

Dans le virage 1, les tambours et fifres de Stalden. Dans le virage 3, le Chörli Melody. Dans le virage 5, un groupe de cors des Alpes. Plus haut, un brass band, un batteur près d’un arrêt de CarPostal, des lanceurs de drapeau. Entre deux, des stands avec de quoi manger et boire, tenus par les sponsors.

On marche un bout, on s’arrête, on mange quelque chose, on écoute, on repart. Et à un moment arrive la chapelle d’Eischbiel, annoncée au programme comme lieu de silence.

Et on parle. Avec des collègues, des connaissances, et avec de parfaits inconnus qui avancent par hasard au même rythme. Bärgüf appelle lui-même cette partie du parcours « Kurven und Begegnungen » — virages et rencontres.

C’est comme ça qu’on arrive à six heures et demie.

Et un panneau au bord du chemin devant lequel personne ne passe sans le lire : « Aufgeben ist keine Option » — abandonner n’est pas une option.

Schild am Streckenrand des Bärgüf-Events mit der Aufschrift «Aufgeben ist keine Option»

Comment IED en est arrivée là
Dans le Haut-Valais, le Bärgüf n’est pas une petite manifestation. Quelque 8’000 spectatrices et spectateurs, 300 bénévoles, 450 lanternes le long du parcours. Cette année, il s’est tenu pour la sixième fois ; l’association fête ses dix ans.

IED était déjà sponsor thématique de Bärgüf lors de l’action de Noël 2025. Les choses auraient pu en rester là. Pour Stefan Salzmann, directeur d’IED, un deuxième volet comptait : y aller soi-même, une fois.

IED a pris en charge la finance d’inscription de toutes les personnes participantes, versée sur le compte de dons personnel de chaque collaboratrice et de chaque collaborateur — avec un t-shirt et une casquette en plus.

Les participantes et participants ont ensuite continué à récolter des dons dans leur propre entourage. Famille, amis, connaissances.

En haut
Sur la Moosalp, il n’y a pas de temps d’arrivée et pas d’applaudissements pour les plus rapides. Il y a de quoi manger, de quoi boire, et des gens qui ont marché ensemble toute la journée — des collègues, des proches, quelques anciennes et anciens collaborateurs.

Et, sous la tente du Centre hospitalier du Haut-Valais, l’hôpital des nounours : avec les « Dr. Teds », les enfants se glissent dans le rôle des médecins, examinent et soignent des ours en peluche et découvrent en jouant le déroulement d’une consultation. L’idée est de leur ôter la peur du médecin et de l’hôpital. Dans une manifestation qui tourne toute la journée autour du cancer, c’est le coin le plus léger.

Sur le dernier tronçon, l’équipe se met bras dessus bras dessous et franchit la ligne côte à côte. Tous en même temps. Ici, c’est comme ça qu’on fait.

Beiträge

Das IED-Team geht untergehakt nebeneinander über die Ziellinie auf der Moosalp

Auteure : Andrea Heubel


Organisé par l’association Bärgüf, un projet du Lions Club Simplon. Informations : baerguef.ch

Photos : IED Groupe SA